Ça, chapitre 2

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Ça y est (ha ha ha… non, je vais arrêter, et on va pas faire de blagues chaque fois que le mot « ça » intervient dans le texte), j’ai vu le second chapitre de Ça d’Andy Muschietti d’après l’œuvre de Stephen King. Alors ?

Bah alors c’est bien

J’avais beaucoup aimé le premier volet, qui replaçait très intelligemment l’intrigue dans les années 1980 plutôt que 1960, et qui devait donc adapter un certain nombre d’éléments de l’intrigue en conséquence. Le scénario, bien fichu, fonctionnait très bien, en particulier grâce à un casting impeccable qui, à mes yeux, éclipsait complètement celui de la première adaptation du roman, un téléfilm en deux parties avec Tim Curry (excellent dans le rôle de Grippe-sou le clown). Dans ce fameux téléfilm – qui s’en tirait honorablement malgré une fin euh… ben une fin aux effets spéciaux un peu fauchés, qui soufflaient un petit peu le caractère horrifique du truc –, le casting adulte fonctionnait à mon avis bien mieux que celui des enfants, vraiment en retrait.

Eh bien ici, c’est un peu l’inverse. Attention, je vais spoiler, donc il vaut mieux vous abstenir de lire ceci si vous souhaitez conserver la surprise.

Au début du film, nous assistons aux scènes qui ouvraient le roman de Stephen King : le premier meurtre, à caractère homophobe, est d’ailleurs particulièrement glaçant (et rappelle une réalité qui n’a peut-être pas autant changé qu’on le souhaiterait par rapport à l’époque de la sortie du livre… c’est-à-dire en 1986), et lui succèdent de petites scènes présentant les ratés adultes, menés par James McAvoy, qui joue désormais dans tous les films, partout, tout le temps. McAvoy est bon, et le reste du casting adulte aussi, du moins lors de ces scènes isolées.

Mais lorsque les ratés se réunissent, on a une drôle d’impression : l’alchimie entre les acteurs n’est pas là, ça ne fonctionne qu’à moitié. Je ne vous cache pas que la scène du restau chinois m’a vraiment fait peur, non pas à cause des bestioles, mais parce que les relations entre les personnages semblaient forcées, artificielles. Est-ce un parti-pris délibéré, visant à nous faire comprendre que ces adultes ne sont plus les enfants liés « à la vie, à la mort » que nous avions suivis dans le premier volet ? Je vous avoue qu’il me faudra sans doute un deuxième visionnage pour en juger, et surtout un visionnage en VO. La VF du premier volet était réussie, mais j’ai eu énormément de mal avec la voix française de Richie Tozier, interprété par Bill Hader, qui sonne comme un doublage de sitcom. Quoi qu’il en soit, d’innombrables petits détails m’ont sorti du film, au point que je m’attendais à une expérience un peu gâchée.

Et puis… et puis il y a eu les flashbacks. Le 2e volet comprend énormément de scènes du passé, avec les enfants du premier, et lorsque le lien s’établit entre eux et les adultes, lorsqu’il y a réellement passation de pouvoir entre les générations, quelque chose de très fort se produit. Les jeunes acteurs portent réellement le film, leurs versions adultes n’étant que le prolongement de ce qu’ils étaient, sans doute pour nous amener à cet amer constat que l’âge adulte, en nous faisant perdre nos illusions, nous arrache également ce qui fait notre force, en particulier dans notre relation franche à l’autre et dans nos amitiés. Le va et vient entre les deux époques est très efficacement mené, et on a plaisir à voir désormais dans les acteurs adultes l’écho de ce qu’étaient leurs personnages enfants. On se rend compte, au passage, d’une autre qualité formidable du casting : à l’exception de McAvoy, les acteurs adultes ressemblent beaucoup aux enfants (c’est frappant pour Eddie).

Au fil du récit, une vraie émotion s’installe, même si le réalisateur insiste – peut-être un peu trop souvent – pour la tempérer par des traits d’humour : le caméo de King, les échanges entre Eddie et Richie, les références très méta aux adaptations des romans de King à l’écran… Heureusement, les séquences d’horreur sont assez choquantes et bien menées pour que ces passages drôles (voire hilarants) ne sapent pas la substance du film. Le scénario est encore une fois très bien adapté (même s’il zappe énormément de choses, notamment concernant les conjoints de Bev et de Bill), avec toutefois un énorme changement, la révélation de l’homosexualité cachée de Richie : j’ai beaucoup aimé ce détail, amené intelligemment, et qui ajoute beaucoup d’émotion à la fin du film.

Oui, j’écris émotions toutes les deux phrases. Parce que le film m’a énormément ému.

Ça, le roman, c’est quelque chose qui a énormément compté dans ma vie. C’est un livre qui m’a beaucoup marqué, que j’ai lu et relu, que j’ai fini par lire en anglais, puis par relire, puis par re-relire. J’avais la chance d’avoir des amis qui étaient eux aussi fans de King, et nous parlions de Beverly, de Ben et de Bill comme s’il s’agissait d’amis que nous côtoyions tous les jours et non de simples personnages fictifs. Ils ont pris, à cette époque, une importance immense dans mon paysage littéraire et culturel. Lorsque j’ai vu Paul Bunyan à l’écran, ou les friches, ou Mme Kersh, eh bien tout ça résonnait dans ma mémoire.

Ca fait un peu plus de 27 ans que j’ai lu Ça pour la première fois, mais je me suis clairement identifié aux personnages adultes du film. Pour moi, ça fait 33 ans. On n’est pas à six ans près. Il y a 33 ans, moi aussi j’affrontais Grippe-sou pour la première fois, et même si j’étais déjà plus âgé que le club des ratés des friches de Derry, je m’identifiais à eux. 33 ans après, j’ai vécu ce que la vie nous réserve à tous dans l’intervalle où nous devenons adultes : traverser des moments difficiles, survivre, grandir… Des trucs évidents. Des trucs d’adulte.

Quand j’ai lu Ca pour la première fois, j’étais encore un gosse, et il y a plein de choses qui m’échappaient. Mais retourner à Derry, après toutes ces années, m’a vraiment remué. À cet égard, le film est à mes yeux une immense réussite. Ca ne m’empêchera pas de relire le bouquin, encore une fois, évidemment.
Et de remercier Muschietti, ses acteurs (Skarsgard notamment) et son équipe de m’avoir fait faire ce beau voyage en Nostalgie. Bref, j’ai beaucoup aimé ces deux films, et j’ai hâte de les revoir d’une traite lorsque le second sortira en blouret (que j’écris comme je veux, na).

Bon, sinon, je lis beaucoup de JDR en ce moment, et en particulier des rétroclones (ce qui ne va pas forcément vous parler). Et j’ai très envie de vous parler sous peu de l’excellentissime « Les Carnets du Vastemonde » de John Grümph édité chez Chibi (qu’on trouve sur Lulu). Je n’ai pas le temps de m’étendre sur le sujet pour le moment, mais c’est le meilleur univers de high fantasy que j’aie lu depuis longtemps, alors que j’en avais un peu marre de ce genre. Je ne peux que vous recommander de vous jeter dessus, mais je vous dirai pourquoi bientôt si vous ne me croyez pas sur parole !

Double (ou presque) feature : Warm Bodies et Pontypool


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Oui euh… on va dire que l’accroche de l’affiche ne rend pas justice au film.

La bonne surprise hier (et avant-hier parce que je m’endors devant les films, même les bons) : Warm Bodies.

Que nos amis Québécois ont titré « Zombie malgré lui ».

Ce qui est un très très mauvais titre.

Parce qu’en général, voire dans 100% des cas, on ne devient pas zombie par goût pour le cerveau tiède et la déambulation apathique dans les rues.

Mais bref.

Attention, ça va spoiler sur Warm Bodies (et un peu sur Pontypool, car je l’ai trouvé absolument nul au point de décrocher en 15 minutes, mais j’ai lu l’article qui le concernait sur Wikipédia).

Donc, Warm Bodies. Alors c’est une histoire de zombies toute con. Avec une intrigue de comédie romantique plaquée par-dessus. R est un jeune zombie relativement propre sur lui (même s’il passera son temps à barbouiller les joues de sa copine de jus de zombie qui ressemble un petit peu à du caca semi-liquide), Julie est une survivante qui ne rigole pas avec les cadavres. Ça ne peut vraiment, mais alors vraiment pas marcher DU TOUT entre eux.

Et évidemment, ça marche quand même (vous vous en doutiez), même si ça part assez vite en sucette, car le papa de Julie émet de vigoureuses réserves vis-à-vis des passions de type nécrophile, car il ne faut pas rigoler avec les morts vivants, un coup de dents est si vite arrivé.

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Nicholas Hoult aime se faire tartiner la figure de maquillage. Au point qu’on le surnomme le loup gare-hoult. Et c’est nul. Je sais. Mais reconnaissez que vous avez souri.

Pourquoi ? Pour. Quoi ?

Il y a en général des trucs qu’on ne mélange pas. Par exemple, le camembert et le jus d’orange (qui vous mettent en bouche le goût du vomi, true story ©Amélie Nothomb, testé par votre serviteur, croyez-moi sur parole : c’est une très très mauvaise idée). Et il faut bien reconnaître que la comédie romantique et le film de zomblards, ça ne partait pas vraiment gagnant, comme combo. Les films de zombies sont généralement désespérés, cyniques, acides et franchement dégueulasses à regarder (c’est aussi ce qui fait leur charme). Les comédies romantiques sont… ben en fait tout le contraire, quoi.

Alors quelle idée de mixer les deux ? Je veux dire, autrement que par défi, pour donner un gimmick à un film et faire son crâneur ? Mmmh ?

Honnêtement, Warm Bodies est affublé d’un scénario bien moisi : pour guérir les zombies, il suffisait de leur donner de l’amour.

Sérieux.

Les zombies voient R et Julie, la main dans la main (maintenant que j’y songe, ça me fait penser à un vague truc, leurs noms à tous les deux, mais je sais vraiment plus quoi), et d’un coup, bim, ça les dézombise. Dézombifie. Dézomberlificote.

Bref : c’est pus des zombies, dites donc. Ah ben ça alors ! Si c’est pas un scénario de chiasse explosive, je sais pas ce que c’est !

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Des références balancées avec de gros sabots… mais je vous assure que dans le film c’est hilarant.

Un dialoguiste qui surgit hors de laaaaa nuiiiiiit

Alors oui, en effet, c’est bien bien de la merde. Et c’est là qu’intervient un poutrin de dialoguiste qui défonce tout, grâce au pouvoir du second degré et du décalage entre l’image et le dialogue.

Dès le début, nous sommes dans la tête de R, qui narre tout ce qui se passe à l’écran. L’image est complètement premier degré (des zombies hagards qui déambulent, et se transforment parfois en squelettes bien flippants, qui vont représenter les adversaires communs des gentils zombies et des humains vivants), mais la narration, elle, se permet un humour absolument génial. À un moment, R se retrouve dans le camp des humains, et Julie le grime à coup de cosmétiques pour qu’il passe pour un vivant. R est bien sûr confronté à une sentinelle, qui éprouve de sérieux doutes quant à sa véritable nature. Tous deux se regardent, et R cherche quelque chose à dire afin de se faire passer pour un humain ordinaire. Finalement, il réussit à balbutier un « hi ! » pâteux, après une bonne dizaine de secondes de lag. Et sa voix intérieure, enthousiaste, commente : « Yeah ! Nailed it ! » Rien qu’en l’écrivant, je glousse encore.

Ce décalage, c’est la clef de tout l’humour du film, qui prend systématiquement le spectateur à contrepied, en usant et abusant d’effets de ce genre, et en soulignant l’excellent jeu de Nicholas Hoult (le Fauve dans les X-Men), parfait dans le rôle du zombie un poil plus futé que les autres.

C’est ce décalage qui fait passer des éléments de scénario complètement absurdes et permet de s’accrocher au scénario pas très fut-fut quant à lui.

Pas très fut-fut ? Eh bien, quand on y pense…

Les zombies ont toujours été l’incarnation de la masse décérébrée, de notre profonde stupidité en tant qu’espèce, et de notre vulnérabilité à l’asservissement… au point que nous soyons capables de devenir des êtres dépourvus de volonté même en l’absence de tyran pour nous diriger. Le message du film ne va pas chercher très loin : l’acceptation de l’autre, le dépassement de la zone de confort, et tout simplement l’amour, sont des clefs permettant d’échapper à la noirceur du monde. Ou à la dépression. Les zombies de Warm Bodies finissent par arracher leur peau et leur chair pour se transformer en squelettes voraces et monstrueux, les vrais « méchants » du film.

Tout ça n’a rien de bien réaliste, mais c’est tellement fun que ça fonctionne parfaitement, au point que j’ai très envie de revoir le film !

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MAIS OUI BON SANG ! Don’t talk : SHOW !

2e film (mais en vrai c’était le premier, mais en fait c’est devenu le zéroième, parce que je l’ai pas regardé) : Pontypool

Un film qui commence avec un super jeu de mots ne devrait jamais être mauvais. Ou plutôt, un film qui commence avec un super jeu de mots ne devrait pas rater aussi lamentablement ses scènes d’exposition.

Alors voilà, Pontypool est un film très intelligent, avec un postulat très sympa (vous pouvez le regarder vous-mêmes, mais si vous êtes comme moi et s’il vous fait affreusement chier, vous pouvez lire le résumé sur wikipédia, ça ne coûte rien et ce sera dommage de rater la chute de la blague). En fait, c’est un truc qui apparaît dans un supplément de l’excellent jeu de rôle Unknown Armies (2e édition), qui est le meilleur jeu de rôle du monde : le langage est/peut transmettre un virus. C’est très futé, il y a Stephen MacHattie avec sa tronche de salaud attachant, qui joue un salaud attachant, et c’est canadien, et souvent les Canadiens font des trucs vraiment cool.

Et là, c’est le drame.

Lors des quinze ou vingt premières minutes du film, nous faisons connaissance avec le personnage de MacHattie, animateur d’une station de radio, et nous suivons le début de son émission. L’essentiel de l’action consiste donc pour MacHattie à parler dans un micro, à vexer ses auditeurs et à s’engueuler un petit peu avec sa directrice des programmes.

Pendant huit heures trente.

Je sais, si on en croit le petit compteur qui indique la durée du film, en fait, ça dure 15 ou 20 minutes. Mais dans ma tête, c’était plus proche d’une demi-journée au soleil, enduit de miel avec des fourmis sur la bistouquette.

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En regardant cette image, vous avez vu environ les trois quarts des plans du film.

Ces dialogues complètement désincarnés (parce qu’ils sont prononcés par des acteurs statiques, dans un décor riquiqui, et en sus, ne racontent strictement rien d’intéressant, ou alors le font d’une façon super chiante) sont une authentique purge. Le scénariste, auteur du bouquin dont le film est tiré, a fait là un vrai boulot de romancer, c’est-à-dire, à mes yeux, un taf de merde, qui ne tient absolument aucun compte de la réalité cinématographique. Et cette réalité, brutale s’il en est, la voici : regarder un gus causer à l’écran pendant un quart d’heure, c’est juste super chiant.

Le réalisateur, pas fou, essaie de compenser sur cette durée, en appliquant une astuce toute con, mais qui fonctionne parfois : un bon vieux mouvement de caméra. Peut-être qu’en évitant le plan fixe, on va secouer un peu les spectateurs du fond ? La caméra nous fait donc des pseudo-travelings mous sur les personnages, conférant à la situation une sorte d’atmosphère d’urgence factice qui ne fonctionne pas du tout. Pour tout dire, au bout d’un moment, j’ai dû regarder ailleurs qu’à l’écran parce que ça commençait à me donner le tournis.

Et à la fin… ben je me suis tellement emmerdé que j’ai éteint et je suis passé à Warm Bodies. Warm Bodies, avec son scénar tout pourri et merveilleusement dialogué, filmé et interprété (sans parler d’une bande son épatante).

Moralité : si tu veux écrire un scénario de flime de ciména pour les gens qui ont envie de voir du ciména, il faut tenir compte des spécificités du média. Et là, pour moi, Pontypool passe à deux millions de kilomètres de la cible. J’ai beau me douter que le film est vraiment bien par la suite, je vois que l’idée est très pertinente et rigolote, mais si c’est pour me fader ce genre de plan pendant une heure trente, je vais m’abstenir. Et lire le résumé sur wikipédia, pour comprendre l’engouement pour le truc. Donc oui, bonne idée. Mais punaise, exposition merdissime, j’en démordrai pas (et je vous jure que j’avais envie d’aimer ce machin).

Voilà, c’était une chronique brève mais courte ! Si ça se trouve, vous avez adoré Pontypool et vous vous dites : oh là là, il exagère, quand même, hein ! Et… ben dans ce cas je sais pas trop quoi vous dire… Je vous envie un peu d’avoir supporté ce machin ?
Je n’ai rien à ajouter, excepté que j’ai repris la traduction pure et dure, et que j’ai cessé la relecture, qui m’épuisait et ne m’apportait strictement aucune gratification (comme boulot plus ingrat, je vois guère que cireur de moules ou ponceur d’huîtres). Et que c’est vraiment bien agréable !

Double Feature : Spider-Man Far From Home & CRAWL

When Animals Attack: The 70 Best Horror Movies with Killer Animals (English Edition) par [Morgan, Vanessa]

Ces derniers temps, je fais plein de choses. Et je suis allé moins souvent au cinéma. Mais aujourd’hui, double séance pour rattraper le coup ! Un film que je DEVAIS voir (Spider-Man Far From Home) et un autre qui me faisait de l’oeil, parce que vous savez, j’aime les films d’agression animale. Si vous aussi vous aimez les gros crocos, les loups, les requins, voire les lapins féroces, je ne peux que vous recommander un chouette recueil d’articles intitulé When Animals Attack, qui vous guidera vers de très bons films du genre. Vous pouvez également vous tourner, si vous aimez en particulier les requins, vers Bad Requins, un autre ouvrage à l’iconographie particulièrement riche, et indispensable à tout fan de requinographie.

Spider-Man Far From Home (aka Spider-Man 2, mais de la 3e série)

J’avais adoré Homecoming, le premier Spider-Man avec l’excellentissime Tom Holland (même si j’aime les deux autres interprètes du rôle pour des raisons différentes chaque fois), et j’avoue que même si le dessin animé “Into the Spider-Verse” m’a beaucoup plu, c’est vraiment Homecoming ma dernière incarnation favorite du tisseur de toile au cinéma.

ATTENTION, SPOILERS POSSIBLE (je vérifie pas, je suis comme ça, un fainéant)

Far From Home est bon, mais il souffre énormément de n’être qu’un épisode dans la grande “série du MCU”. La majorité des enjeux du film reposent sur des récits extérieurs (tout est lié à Tony Stark et à ce qui lui arrive dans Endgame) et des références à l’univers cinématographique Marvel. Nick Fury intervient assez lourdement (peut-être pour la raison qu’explique la dernière scène post-générique). Bref, on est dans le crossover assumé.

Mais là où Homecoming parvenait à créer la tension grâce à un adversaire parfaitement campé par le formidable Michael Keaton, Far From Home dérape dans la facilité avec un méchant en carton. Jake Gyllenhall est tout à fait crédible en mentor bienveillant et en superhéros venu d’une autre dimension, mais absolument pas en criminel psychopathe. On a beau essayer de donner de la profondeur à son équipe en nous en présentant les membres, ça ne fonctionne vraiment pas aussi bien que la dynamique de celle du Vautour dans Homecoming. Tout ça est plat, les lecteurs de comics voient arriver l’intrigue à des milliards de kilomètres, et les scènes de combat, bien qu’assez fun, rappellent bien trop le premier film (Spidey tentant d’empêcher des gros trucs de péter à la figure des innocents). Bref : absolument aucune surprise de ce côté-là.

Le supporting cast fonctionne en dent de scie : le groupe scolaire mené par deux profs patauds arrache quelques rires, mais ça reste assez lourdingue, niveau série télé, avec des gags un peu neuneus et des acteurs qui en font trop pour qu’on y croie vraiment. Jacob Batalon fait de la figuration en Ned Leeds, en assurant une intrigue secondaire vraiment rigolote, mais qui éclipse complètement son rôle de nerd sidekick du premier film : une grosse occasion manquée, vu que ça faisait vraiment partie du charme de celui-ci. La romance Peter-MJ fonctionne plutôt bien, avec une scène post-générique tout simplement hilarante parce que furieusement réaliste (je me suis toujours demandé comment MJ faisait pour ne pas gerber partout après une voltige avec Spidey dans les films de Raimi).

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Bon ben pour l’affiche… ils ont engagé les gosses qui ont fait le diaporama qui commence le film, hein… Tom Holland avait oublié de cracher son chewing-gum, les couleurs sont dégueulasses et tout est monté au pied de biche. Bref, sorry : c’est bien de la merde.

Et pourtant… pourtant le film est plaisant, il passe comme un épisode de remplissage dans une série : on se raccroche à ce qui marche, on assiste à de beaux numéros de voltige, tante May assure comme une bête, Jon Favreau se dépatouille pas mal… Bref : ça reste un spectacle tout à fait regardable (contrairement au bordélique Amazing Spider-Man 2 qui foirait à tous les niveaux), pour patienter en attendant de vrais bons films du MCU. Espérons un changement de réal pour le suivant (si suivant il y a), parce que Jon Watts vient de prouver qu’il était incapable de se renouveler et qu’il avait dit à peu près tout ce qu’il avait à dire sur le personnage.

CRAWL

Reconstitution d’une scène du flime

A prononcer “craoule”, parce que c’ay de l’anglay. Alors, Crawl est un film de gros alligator, donc on n’y va pas forcément pour le scénario. De ce côté-là, ça marche vraiment bien : les alligators sont bien fichus, les jump-scares sont plutôt futés, et l’ensemble tient la route, avec suffisamment de péripéties pour qu’on ne s’ennuie pas. C’est le genre de truc qu’on peut regarder sans remords pour une soirée popcorn : on passe un bon moment de divertissement rigolo, et des gens se font mordre… What’s not to love ?

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Ali contre Gator.

What’s not to love in Crawl ?

Déjà, des dialogues d’une redoutable médiocrité. Je vous donne un exemple de ce qu’il ne faut pas faire ? SPOILER : à un moment, des voleurs profitent de l’ouragan pour dévaliser une supérette et transportent un distributeur de biftons. Un voleur se plaint que c’est lourd. Sa copine répond : “pense à ce qu’on va faire avec tout cet argent !”

Alors je sais que ça ne va pas vous choquer, comme ça, tout de suite, mais c’est juste le pire truc qu’on puisse faire dire à un personnage : un truc absolument évident, qui ne raconte absolument rien sur le personnage, et formulé sans aucun humour ni style. C’est le genre de truc qu’on voit dans la bulle sortant de la bouche d’un des Rapetous dans Mickey pour meubler l’espace d’une case, mais dans le film, c’est vraiment, vraiment naze. Eh bien tous les dialogues sont écrits comme ça. “Ce n’est pas la maison qui compte, c’est que c’est NOTRE maison.” “Aidez-moi, oh là là je meurs” (oui, enfin presque, hein…).
A côté de ça, quand les personnages ont des informations cruciales à transmettre (“je suis toujours vivante !”, “j’ai tué un des alligators donc une partie du sous-sol est désormais sûre”), ils ferment leur gueule. Franchement, ce qui est plat au début du film devient absolument insupportable vers le troisième tiers : les persos balancent des platitudes sans aucune profondeur, et le dialogue ne tire jamais la situation vers le haut.

Ensuite, les personnages sont souvent sauvés par des hasards. Or, s’il y a bien UN truc qu’on évite dans un scénar, c’est ça. Les personnages peuvent se retrouver dans la merde par hasard, mais il faut qu’ils aient une influence sur les événements pour que l’histoire soit intéressante. A au moins deux reprises, les personnages sont sauvés par un IMMENSE coup de bol qui arrive de nulle part.

Et finalement, le personnage masculin est indestructible (au point qu’on n’a pas peur une seconde quand il est “noyé”) : il se rafistole deux bonnes vieilles fractures ouvertes à coup de scotch et de ficelle, et en avant Guingamp ! D’ailleurs, les blessures ne marquent pas, dans ce film : elles sont quasiment oubliée deux minutes après avoir été infligées.

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Et ça c’est Wally Gator, un dessin animé que je regardais quand j’étais petit.

Je ne suis pas fan de réalisme : en fait, le réalisme, au ciné, je m’en fiche royalement (sinon, je m’étonnerais surtout de voir les autorités envoyer des hélicoptères pendant un ouragan… Les hélicos, vous savez, ces trucs dans lesquels il ne faut pas péter sinon ils partent en vrille…). Ce qui m’ennuie, en revanche, c’est le foutage de gueule. Et à plusieurs reprises, le film part dans cette direction. Le coup des blessures est symptomatique : ce ne sont que des événements sans conséquence, puisque chaque fois qu’un personnage est blessé, il continue à agir comme si de rien n’était.

Le scénario est donc une suite de scènes sans réelle continuité, puisque rien n’a d’incidence sur la suite des événements. D’ailleurs, une fois que les héros ont réussi à s’échapper, une grosse vague… les renvoie dans la maison d’où ils étaient partis. (L’héroïne s’exclame : “non mais vous vous foutez de moi ?”, sans doute à l’attention des scénaristes.) Et on n’en a rapidement rien à carrer d’Ali (je vous jure : l’héroïne du film d’alligators s’appelle Ali) et de son papa indestructible et insubmersible. On est très très loin, par exemple, d’un scénario beaucoup plus intéressant, comme celui de The Shallows/Instinct de survie, que je recommande vigoureusement aux fans de gros requins, et qui est bâti sur le même modèle de la victime prisonnière d’un lieu où rôde un prédateur.

Bon, malgré tout, ça se regarde, et des gens se font manger par de très gros alligators : perso, ça suffit à mon bonheur… encore que… N’allez peut-être pas lorgner du côté de Robocroc avec Corin “Parker Lewis” Nemec : ce film prouve qu’il ne suffit pas d’un alligator un peu agressif pour faire un bon flime de ciména !

Bref : un double-feature plutôt plaisant malgré tout, pas d’ennui, mais pas non plus une grosse envie de revoir ces flimes (surtout le second).

De bons présages – La série taylay

Good Omens

Eh ben. On l’a échappée belle.

Avec tout le respect que j’ai pour les séries britanniques, apprendre l’imminence de l’adaptation de Good Omens/De Bons présages de Terry Pratchett et Neil Gaiman m’avait un petit peu foutu la trouille. Parce qu’on dira ce qu’on voudra : techniquement (je parle d’effets spéciaux), c’est un peu la roulette russe, les séries britanniques. Et dès qu’il y a des effets spéciaux numériques en jeu, je dirais qu’on joue avec plusieurs balles dans le barillet.

Ça ne veut pas dire qu’une série ne vaut que par la qualité de ses effets spéciaux, tant s’en faut. Simplement que… que les CGI c’est le Mal, et que le Mal vieillit super mal (dans ce cas-là, il a déjà pris un sacré coup de vieux quand la série sort sur les écrans…).

Et puis on parle de Terry Pratchett… Si vous n’avez jamais lu Pratchett (ce que je vous recommande, même si ce n’est clairement pas pour tout le monde), il faut que vous sachiez que le bonhomme intégrait une quantité formidable de jeux de mots, d’effets de style amusants et autres plaisanteries dans son œuvre, et qu’il est particulièrement connu pour son utilisation systématique des notes de bas de page comme ressort comique.

Or, une note de bas de page, visuellement, ça n’existe pas.

Atteint par une forme précoce de la maladie d’Alzheimer, Pratchett émit le souhait de voir Neil Gaiman (son co-auteur sur Good Omens) rédiger l’adaptation télévisée du bouquin, un exercice auquel Gaiman se plia après la mort de Pratchett. Mais Gaiman a beau être un formidable scénariste de comics (lisez Sandman, vraiment), sa contribution à des séries n’est sans doute pas aussi remarquable (même si son taf sur Dr Who était tout à fait sympa).

Je ne vous cache donc pas que j’avais vraiment la trouille.

De bons présages

Parce que De bons présages est le livre qui m’a fait le plus rire. Vraiment. C’est celui-là et pas un autre. Je serais incapable de vous donner le titre de mon roman préféré (ou plutôt je vous en donnerais un différent si vous me posiez la question deux fois à un quart d’heure d’intervalle), je ne peux en aucun cas dire quel est mon chanteur ou mon groupe musical favori… mais si on me demande quel est le livre le plus drôle que j’aie lu, c’est De bons présages.

Et je vais vous dire à quel point j’ai adoré ce livre.

Je l’avais acheté un peu comme ça, au pif, en lisant le pitch en quatrième de couv’ et en apercevant des noms que je connaissais un peu : j’avais lu les premiers Sandman que le frère d’une copine – frère auquel je dois une grosse partie de ma culture comics puisqu’il me fit découvrir coup sur coup Watchmen, V pour Vendetta et Sandman – m’avait prêtés. J’avais également lu les premiers romans du Disque-Monde, qui étaient plutôt fun, mais qui ne m’avaient pas encore fait me tordre de rire (ça, ça allait arriver avec Trois Soeurcières). Et en me plongeant dans le bouquin : l’extase.

Vraiment. Le roman parfait, et surtout, hilarant. Les bouquins de Pratchett sont les seuls qui me fassent vraiment rire. Rire : ha ha. Les autres me font sourire, ou m’esclaffer intérieurement, mais aucun ne déclenche de vrais rires sonores. Et celui-là m’a procuré de véritables fous-rires. Cette qualité tenait également à la traduction époustouflante de Patrick Marcel, qui avait fait là un travail épatant et complètement transparent (dans le sens où on ne la “voit” pas et où elle retranscrit le style de l’auteur et son intention) : je m’en suis rendu compte il y a peu en lisant la VO pour la première fois et en découvrant le nom du démon (un choix que je trouve audacieux, les amateurs de vieux bouquins ésotériques de bazar à couverture rouge comprendront pourquoi ; pour les autres, croyez-moi sur parole). Au-delà des choix de termes, c’est un texte splendide, dont on retient forcément des répliques savoureuses, qui sonnent merveilleusement bien en français.

Quand j’ai lu le bouquin, je passais beaucoup de temps avec un de mes meilleurs amis, Fred, et nous partagions toutes nos lectures et nos découvertes culturelles. Arrivé aux derniers chapitres de De bons présages, je n’avais plus qu’une envie : lui faire découvrir ce bouquin. Mais j’avais aussi envie de le terminer.

Fred habitait à une petite vingtaine de minutes de chez moi, à pied.

En y allant pas trop vite, je pouvais faire monter ça à une demi-heure.

Je partis du principe que je lirais une page par minute.

Le trajet ne comportait que très peu d’obstacles de type réverbère contondant.

Dès qu’il ne me resta plus que trente pages, je pris le bouquin, et je partis chez Fred, en lisant sur le chemin.

L’expérience prouva qu’il est extrêmement difficile de lire en marchant, surtout quand on se bidonne en permanence. J’arrivai donc à destination avec quelques pages de retard, que je terminai sur le pas de la porte de chez Fred. Puis je lui passai le bouquin.

Et la série, alors ?

J’ai regardé les deux premiers épisodes hier, avec circonspection, et dans un état d’esprit particulier. Déjà, je sais qu’il est strictement impossible de retranscrire correctement du Pratchett à l’écran (les adaptations du Disque-Monde sont potables… mais on est TRES loin de ce que j’appellerais une vraie réussite, malgré des acteurs méritants : ces téléfilms ont valeur d’illustration, l’intrigue est plutôt sympa, tout le monde cabotine tranquillement, mais au final, eh bien… ce sont des œuvres de fans pour les fans et si on les prend pour elles-mêmes, elles ne valent pas un vrai bon film original… Je ne les renie pas, mais je ne les conseille pas pour découvrir Pratchett). Mais les bandes-annonces étaient plutôt sympas, bien rythmées, et David Tennant en Crowley/Rampa (sérieux : Crowley. Rampa, comme Lobsang Rampa. C’est pas fun, ça ? Bon, allez vous renseigner sur Rampa, vous allez voir, c’est rigolo), ça me titillait un peu. Je me suis donc dit : allez, au pire, c’est du type Disque-Monde et ce sera plaisant. Et ensuite je me relis le bouquin, ce sera cool.

Résultat des courses, le premier épisode est tout simplement génial. Une petite facilité (mais comment faire autrement ?) : il est narré. Yep, il y a une voix off. On lui pardonne, parce que c’est une voix que j’aime énormément, et parce qu’elle transmet en outre un gag vraiment sympa. Et puis, il n’y avait aucun moyen d’expliquer la scène du clin d’œil entre bonnes sœurs, et c’est un de mes moments préférés.

Côté effets spéciaux, c’est… ben c’est de la télé britannique. Les CGI sont un peu foireux quand on les voit, mais assez discrets le reste du temps. Les effets de maquillages sont plutôt sympas, en particulier les yeux de Crowley, qui arbore des lentilles à pupille fendue, pas originales pour deux sous, mais du meilleur effet.

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Les acteurs, David Tennant et Michael Sheen en tête, portent littéralement l’épisode sur leurs épaules. Beaucoup de dialogues entre ces deux-là dans le premier épisode, et c’est ce qui fait tout son charme : même si on voit qu’ils s’amusent beaucoup, ce n’est pas au détriment de leur jeu d’acteur et de la qualité de l’ensemble. Si on a lu le bouquin, c’est tout simplement hilarant (j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises). Les seconds rôles comme John Hamm et Nick Offerman glissent largement plus dans le « too much », mais comme ils interviennent à dose homéopathique, ça ne gâche pas l’ensemble. Le montage est serré : à aucun moment on ne se dit « ok, ce gag a vraiment trop duré, il serait temps de passer à la suite. » Bref, c’est un vrai très bon moment, la série démarre sur les chapeaux de roues, avec quelques trouvailles visuelles réussies sans pour autant déployer d’énormes moyens (le look des démons et des anges).

Tout cela est bel et bon.

Et puis arrive le second épisode… Et là… Ben c’est bien moins bon. L’absence relative de Tennant et Sheen se fait sentir : les acteurs choisis pour incarner Newton Pulsifer et Anathème Bidule manquent carrément de charisme. La seconde, dont le background me semble avoir été modifié de façon pas très subtile, a bien moins de charme que dans le bouquin. Certes, elle est adorable et fait de gros efforts pour dégager de l’énergie, mais son jeu m’a semblé complètement à côté du personnage, justement parce que ces gros efforts sont tout à fait visibles (pour le coup, on est dans un registre qui me rappelle tout à fait les adaptations du Disque-Monde, où on a l’impression que les acteurs savent qu’ils jouent un personnage et ne s’en cachent pas vraiment). Bref, bof.

Pulsifer tient un poil mieux la route, et Shadwell, un peu moins crasseux et ignoble que son homologue littéraire, est curieusement attachant malgré tout.

Ça n’empêche, on commence, dans ce deuxième épisode, à détecter les moments où ce qui fonctionnait parfaitement sur la page a dû subir un gros lifting pour devenir un tant soit peu réaliste à l’écran.

Le gang des « Eux » fonctionne plutôt pas mal, mais là encore, le soufflé retombe dès qu’on compare au roman : la scène de torture inquisitoriale m’avait arraché des hennissements de rire, mais on passe complètement à côté dans sa version filmée (ce qui est tout à fait compréhensible : le rythme de la scène d’origine, et l’alternance entre narration et dialogues, est complètement impossible à retranscrire à mon avis). Les jeunes acteurs restent très bons, et Le Chien est impeccable (au passage, je me livre à un délit d’initié puisque j’ai eu l’occasion de lire Patrick Marcel qui en parlait sur FB : le nom français du Chien était « Toutou » à l’origine, ce qui était à se tordre de rire juste après une description de la bestiole indiquant qu’on voyait « brûler dans ses yeux les feux du pléistocène », mais le traducteur l’a changé – dans la dernière édition révisée- en « le Chien », sachant qu’un gosse de onze ans n’utiliserait pas ce genre de nom un peu neuneu pour baptiser son chien… Et il a raison… mais qu’est-ce que « je vais l’appeler… Toutou ! » m’avait fait rire !).

Quoi qu’il en soit, l’élan du premier épisode porte encore le second, même si cette énergie se dilue. Dès que Tennant et Sheen reparaissent à l’écran (avec des répliques excellentes et un jeu parfait, outrancier quand il le faut, subtil aux moments idéaux), c’est de nouveau l’extase.

Bref, jusqu’ici, Good Omens me donne l’impression d’une très belle adaptation d’une pièce classique avec deux premiers rôles qui éclipsent tous les autres. C’est une réussite, bien meilleure que ce que j’en attendais. Je ne manquerai pas d’ajouter un petit article pour vous dire si la fin est à la hauteur, mais vous pouvez déjà vous jeter dessus même si vous êtes comme moi des intégristes de Pratchett.

Et évidemment, il faut relire le bouquin. La VF est formidable (et une nouvelle version corrigée sort sous peu : je vous la recommande évidemment, et vous pouvez chiner la version d’origine parue chez J’ai Lu, avec « Toutou », pour deux ou trois euros chez Rakuten ou le vilain Amazon qui pue. De mon côté, j’ai déjà acheté le bouquin trois fois, dont une après un malencontreux incident impliquant un sac mal rangé, une boîte de thon au système d’ouverture « trigger happy » et quelques chocs violents et mal placés – Fun fact : vous aimez peut-être l’odeur des livres, mais je vous garantis que les pages macérées dans du jus de thon, c’est Mal). La VO est… ben elle est formidable aussi, et se lit même si vous n’avez pas un niveau d’anglais stratosphérique.

Et si l’humour vous a plu, si vous aussi vous avez henni, jetez-vous sur Le Grand Livre des Gnomes, puis sur les bouquins du Disque-Monde, sans oublier de faire un tour dans la biblio de Gaiman.

Sandy Julien

Sandy Julien

Traducteur indépendant

Works in Progress

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